La répression des professeurs est un acte lâche

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Hier mercredi 10 mai 2017, les forces de sécurité ont réprimé brutalement un groupe de professeurs qui organisaient un sit-in pacifique dans la cour du ministère de l’Education nationale.

Cet acte primitif est inacceptable dans un pays qui prétend à la liberté d’expression et à  l’état de droit. C’est un acte méprisable et lâche qui dénote du mépris du savoir, des libertés syndicales et de la dignité humaine.

Au Syndicat national de l’enseignement secondaire (SNES), tout en tenant le ministère de l’Education nationale entièrement responsable de la dégradation des relations avec les enseignants, nous soulignons ce qui suit:

  • notre ferme condamnation de cette répression barbare qui s’est abattue hier sur les professeurs,
  • notre pleine solidarité avec les collègues réprimés et notre adoption de leurs revendications, qui représentent une partie des nôtres,
  • notre appel à tous les enseignants à se mobiliser pour défendre notre dignité et nos acquis,
  • notre avertissement au ministère de l’Education nationale contre de telles réponses aux revendications,
  • notre exigence de payement de toutes les arriérées de primes et salaires retenus illégalement,
  •  notre appel à tous les acteurs du secteur de l’éducation pour une large concertation visant à contribuer à tirer notre système éducatif du péril.
  • Nouakchott, le 11/05/2017

Le Secrétariat général

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